Bella ! me salua t-il joyeusement en m'enlaçant tendrement.Comment te sens tu aujourd'hui?
Ses intonations m'incitaient à penser qu'il prefererait une réponse négative.
-Je vais bien, Jacob. Je me sens prête à recouvrir la mémoire, dis-je avec une note d'humour mais vu sa tête cela ne lui plut guère.
-Bon, comme tu vas mieux, je pense que nous pouvons retouner chez toi.
-D'accord. Je vais m'habiller et nous pourrons y aller, dis-je soudain pressée.
-Je te laisse. A tout à l'heure.
Il sortit de la chambre et je pus enfin prendre une douche. L'eau chaude me détendit quelque peu. Mes pensées étaient tournées vers Jacob. Pourquoi avais-je l'impression qu'il me cachait quelque chose. Cette sensation de vide qui me tordait le ventre, le trou béant qui me déchirait de l'intérieur. Sans réponse, je mettais ça de côté pour le moment.
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Je m'habillais rapidement avec un jean et un sous-pull beige assez léger, en l'honneur de cette belle journée en perspective. On frappa trois coups discrets à la porte. L'identité de son auteur me parut évidente.
-Entre, Jacob! criai-je de façon à ce qu'il puisse m'entendre.
La porte s'entrouvrit et la tête sa tête apparut un grand sourir aux lèvres.
-On peut y aller ? me demanda t-il.
-Oui, je suis prête. Je saisis la main qu'il me tandait et ne lâchais pas jusqu'à que nous arrivions sur le seuil de la porte. Je m'arrêtais net en appercevant une grosse moto noire qui nous attendait.
Mon expression dût être comique car à cet instant Jacob éclata de rire. Je sourit aussi. J'étais à la fois heureuse de me trouver en sa compagnie mais aussi chagrine car j'avais la sensation de trahir un autre.
Il stoppa immédiatement.
-Qu'y a t-il ?me demanda t-il inquiet. Veux-tu qu'on reste ici ?
Je secouais négativement la tête. Je me dirigeais prudemment vers la moto. En une enjambée, il me rattrapa et prit place à l'avant. Je m'installais derrière lui, m'agripant de toutes mes forces à son torse brûlant. La moto démarra bruyamment et je fermais les yeux, morte de peur. Le vent emmela mes cheveux et me laissa une sensation de bien-être, de sécurité.
-Tu peut ouvrir les yeux, Bella. Nous sommes arrivés.
Effectivement, nous nous trouvions devant une petite maison aux allures défraichies. Une voiture de police était garée dans l'allée.
-C'est ici que tu habitais avec ton père. Il guettais ma réaction mais la mémoire ne me revenait pas. Mes yeux s'emplirent de larmes. Jacob me prit dans ses bras. Je n'avais pas encore remarqué à quel point il était grand. Il me dépassait d'au moins deux têtes. Je lui lançais un regard interrogateur. En réponse ses yeux trouvèrent les miens. Je n'y décelais que du doute et de l'amour. Ses lèvres s'approchaient dangereusement des miennes. Il ne fallut qu'une fraction pour analyser la situation. Au dernier moment, je le repoussait brutalement. Consciente que je l'avais blessé, cette fois, s'en fut trop. Mes larmes débordèrent. Je me laissais tomber sur le sol, essayant de les retenir mais c'était sans espoir. C'était plus que ce que j'étais capable de supporter.
-Je suis tellement désolée, Jabob. Ses membres tremblaient doucement. Je ne suis pas prête. Au bout de quelque minutes où essayait de se calmer me sembla t-il, il me souleva de terre sans pour autant tenter quelque chose de déplacé. Il me porta pendant un long moment. Il n'éprouvait aucune fatigue. J'étais dans un état second, incapable de savoir où je me trouvais. Il me déposa sur une surface molle. Sûrement un lit pensais-je. Des voix bourdonnaient autour de moi mais trop las je sombrais.
Voilà le début du chapitre. Je mettrai la suite demain ou ce week-end