Chapitre 10

A mon réveil, j'étais toujours blottie contre le torse glacé d'Edward. La nuit avait été sans rêves bien que mouvementée. J'ouvris difficilement les yeux pour laisser apparaitre son visage parfait qui m'avait tant manqué. Il s'écarta et alla ouvrir les volets. La lumière baignait dans la pièce et me réchauffait quelque peu. Après m'être habillée sans qu'un mot n'est été échangé, il prit soignesement ma main et m'emmena à la cuisine. Esmé était en train de préparer le plus grand petit-déjeuner que j'avais jamais vu. Elle me sourit gentiment. Alice arriva quelques secondes plus tard visiblement ravie de mon retour, comme tous ici d'ailleurs. Le seul à qui cela ne plaisait pas était Jacob. Je ne pouvais que le blâmer pour ce qu'il m'avait fait, mais bizzarement je n'arrivais pas à lui en vouloir. J'éprouvais juste de la compassion. Son geste me montrait seulement à quel point il était déterminé à m'empêcher de devenir l'une des leurs. Je rejetais immédiatement l'idée de lui rendre visite en croisant le regard de mon triste vampire. Comme s'il avait deviné mes intentions, il s'empressa de me ramener dans sa chambre. Comme la veille, je m'assis sur son lit et il vint prendre place à mes côtés. Il se mit à caresser mes cheveux pendant, me sembla t-il, qu'il cherchait ses mots.
-Bella, je sais ce que tu viens de vivre par ma faute, et j'en suis désolé, commença t-il en prenant son air grave qu'il utilisait lors de nos grandes discussions.
-Ta faute? demandai-je, surprise. Je ne comprenais vraiment pas en quoi était-il responsable.
-Oui...je n'aurais jamais du leur faire confiance. Mais cela ne reproduira plus.
-Pourquoi? J'avais réelement du mal à comprendre où il voulait en venir.
-Nous partons, Bella. Je ne mis qu'une fraction de secondes à comprendre. Ces mots qui avaient détruits ma vie quelques mois plus tôt. Il m'abandonnait de nouveau. Le souvenir de cette période noire me revint. Ma vue se brouilla et mes yeux s'embuèrent.
- Mais cette fois, je veux que tu m'accompagne, me continua-il en se rapprochant de moi, visiblement heureux. Mais je m'écartais vivement.
-Quoi ? Je n'étais pas sure d'avoir saisit ses paroles.
-Je pars avec ma famille et je désire que tu viennes avec nous. Tout est déjà prêt. On attend plus que ton accord. Un large sourire fendit ses lèvres.
-Charlie est-il au courant ?La simple idée de devoir lui annoncé que je partais avec Edward et sa famille m'arracha une grimace. Mon expression due être comique car il éclata de rire.
-Oui, ne t'inquiète pas. Esmé lui a dit que nous partions à côté d'Olympia en vacances et comme elle lui a assuré que Carlisle et elle seraient su place, il a accepté. Ce qui m'inquiète le plus c'est de savoir si il ne te manquera pas trop. Il n'eut pas besoin de préciser de qui il parlait, je le devinait à ses yeux tristes.
-Ne te fais pas de soucis, lui répondis-je en posant furtivement ma bouche sur la sienne, c'est toi que j'aime. Il prit ma tête entre ses doigts et prolongea notre baiser. Au bout de quelques minutes, je du reprendre mon souffle. Il en profita pour appeler sa soeur et Jasper. Presque instentanement, il furent sur le seuil de la chambre.
-Dis à Carlisle que l'on part le plus tôt possible, dit-il en s'adressant à Alice. Cette dernière me lança un regard intrigué. Jasper ne bougea pas.
-Je croyais que nous partirions pas tout de suite. Mais bon, c'est génial, dit-elle en se jetant sur moi. Edward lui lança un regard désapprobateur, puis joignit son rire au mien, suivit de Jasper. Je voyais rarement Jasper rire, mais à chaque fois qu'il le faisait, sa beauté s'accentuait. Je me blottis dans les bras de mon bien-aimé, heureuse d'avoir trouvé ma famille.


_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Arrivés dans le salon, Edward me laissa avec sa soeur pour aller parler à son père.
-Alice, commençai-je, pourquoi pensais-tu que notre départ serait repoussé ?
-Je pensais que tu t'opposerais à ce que nous partions, répondit-elle, songeuse.
Consciente qu'elle ne dirait rien de plus à ce sujet aujourd'hui, je mettais ça de côté. Edward revint quelques minutes plus tard, un petit sourire aux lèvres. Je me rendis alors compte qu'Alice avait quitté la pièce avec Jasper pendant que je détaillais pour la énième le corps parfait de mon doux vampire. Il encerra ma taille et fourragea dans mes cheveux.
-Nous partons après-demain, me chuchota t-il à l'oreille. Je ne m'attendais pas à ce que nous partions si tôt mais tant pis. J'étais pressée de commencer une nouvelle vie. Je relevais la tête pour déposer un baiser sur ses lèvres. Edward, surpris mais heureux me le rendit avec une passion débordante. Notre étreinte dura plusieurs minutes jusqu'à ce que toute la famille nous rejoigne. Edward, pas le moindre du monde géné, s'ssit sur une des chaises du salon et m'offrit une place sur ses genoux que j'acceptais sans me faire prier. Carlisle prit la parole en premier.
-Tout est réglé, annonça t-il. Nous partons dans deux jours à Olympia. Commencez à préparer vos affaires; on ne laisse rien ici. Des questions ? Personne ne répondit. Il s'adressa à moi:
-Bella, Edward t'accompagnera pour aller chercher tes bagages chez toi. Edward acquieça et ils sortirent un à un de la pièce.
Quand nous fûmes les derniers dans le salon, Edward me murmura à l'oreille:
-Je tiens toujours à ma condition. Evidemment, cela aurait été trop beau pour être vrai. Je ne voulais de ce stupide mariage car cela voulait dire qu'il fallait mettre mes parents au courant. Mais peut-être arriverai-je à convaincre Edward que les prévenir était inutil et que nous pouvions faire ça en petit comité. Comme s'il avait lu dans mes pensées, il se renforgna.
-Je n'ai pas dit que je voulait un mariage grandiose. Juste être uni à toi officiellement. Et après je te promets que tu deviendra l'une des notres, si tu es toujours d'accord s'entend.
-Bien sûr. Je veux être avec toi pour l'éternité, répondis-je en me blottissant contre lui.
-Bon, alors on est d'accord. Tu devient ma femme et ensuite un vampire. Déposant un dernier baiser sur mes lèvres, il se leva et alla rejoindre ses frères et soeurs.


Fin du chapitre 10. Le suivant arrivera mardi ou mercredi.[/size]

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 09:55

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 08:29

Chapitre 11

La soirée se déroula rapidement sans aucun incident. Tous les Cullen avaient décidé de consacrer leur nuit au déménagement, sauf Edward qui tenait à rester avec moi. Personne n'avait objecté et je m'était donc retrouvé à nouveau dans sa chambre, allongée sur son lit. Edward me berça de longues minutes jusqu'à ce que, épuisée je m'endorme, mes tympans envoutés par sa douce mélodie.
Lorsque je m'éveillais, je remarquais qu'Edward n'était plus à mes côtés. Pensant qu'il se trouvait sûrement en bas, je regagnais la cuisine où il n'y avait que Esmé. Elle me souriait chaleureusement. Un petit-déjeuner copieux m'attendait sur la table. Je commençais à manger avec envie.
-Bella, commença Esmé, Edward et les autres sont partis chasser. Cela expliquait son absence matinale.
-Et vous ?
-Ne t'inquiète pas pour moi, me dit-elle en dévoilant ses dents blanches. J'y suis aller hier.
-Alice et Rosalie doivent revenir plus tôt, continua t-elle, elles ont dit qu'elles t'ameneraient faire du shopping. Sa voix montrait toute la fierté qu'elle avait pour ses filles.
S'asseyant sur la chaise d'à côté, Esmé me prit la main et s'adressa à moi comme une mère protectrice.
-Nous avons beaucoup réfléchis avec Carlisle avant de déménager.
-Je sais. Tout le monde ici semble s'inquiéter de ma réaction face à notre départ.
Je me souvenais très bien des regards insistants que toute la famille me portait, vérifiant sans cesse si je ne regreterai pas mon ancienne vie et mon amitié avec Jacob.
-Oui. Mais es-tu réellement certaine de vouloir tout quitter pour nous accompagner?
-J'en suis sûre. Je ne peux pas vivre sans Edward et je pense que c'est réciproque.
-Nous pensions d'abord retarder notre départ, mais tu as bien vu que c'est de plus en plus difficile de paraître pour des parents, soupira t-elle. Edward nous a dit qu'il valait mieux ne pas trop s'attarder, pour toi mais aussi pour notre secret.
-Elle sembla réflechir un instant puis secoua la tête comme exaspérée.
-Edward ne voulait pas que je t'en parle mais tant pis...Les loup-garous, en particulier ton ami, ont exprimés le désir de te revoir pour discuter, disaient-ils.
-Quand ça ? Pourquoi Jacob voulait-il encore tout gâcher dans ma vie, pensai-je.
-Hier. Lorsque nous leur avons appris notre départ, ils sont partis chez eux sans dire un mot.
-Penses-tu qu'Edward m'en voudrait si je l'appelais ?Je savais pertinement qu'il s'opposerai farouchement à ce que je leur rende visite.
Esmé secoua négativement la tête et se leva de sa chaise.
-Il t'aime trop pour ça, ajouta t-elle avant de quitter la pièce.
Je me levais à mon tour et composais le numéro de la maison des Black. La sonnerie retentit à trois reprises, puis quelqu'un décrocha.
-Allo ?

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


-Jacob ? demandai-je, anxieuse.
-Bella , me demanda t-il encore plus étonné de mon appel que moi, c'est toi ?
-Oui.. on m'a dit que tu voulais me parler.
-En effet. J'aurais préféré de vive voix, mais tant pis...
-Que veux-tu ? Il resta silencieux pendant quelques secondes.
-Je voulais juste savoir... si tu me détestais vraiment. Je ne savais pas quoi répondre.
-Mais tu sais.. ce n'est pas grave, je le mérite. Après ce que je t'ai fait, tu as le droit de me haïr. Mais sache que je m'en veux, vraiment. Je suis désolé...
-Jacob, je ne te déteste pas.
-Ah bon ? s'étonna t-il, incrédule de ma réponse.
-Non. Je ne pense pas. Je suis juste triste de voir jusqu'où tu es allé pour m'empêcher de vivre avec Edward. Jusqu'où ta volonté de m'enlever à lui t'a poussé à me mentir et à jouer avec mes sentiments. Combien se serait-il encore passé avant que tu me dises que j'en aime un autre ? Je hurlais à présent dans le téléphone. Jacob voulu dire quelque chose mais je ne lui en laissais pas le temps.
-Tu t'es servi de moi ! Tu en as profité sans te soucier de ce que je pouvait bien ressentir ! Mes larmes coulèrent à grands flots pendant que je lui crachais au visage tous mes reproches. Chaque phrase, plus pointue qu'une flèche, atteint sa cible et la transperça. La voix de Jacob resta coincée dans sa gorge.
-Je ne te déteste pas mais je t'en veux... plus que tu ne peux l'imaginer. De gros sanglots me déchiraient de l'intérieur. Je me laissais tomber sur le carrelage froid, m'agrippant toujours au téléphone.
-Je suis désolé... pour tout, dit-il avant de raccrocher.
Ma vue se brouilla et je m'effondrais.
Lorsque Rosalie et Alice arrivèrent dans la pièce, elle me virent prostrée par terre sanglotant et tenant désespérément le téléphone. Alice réagit le plus vite. Elle me prit dans ses bras essayant en vain de me consoler. Elle me berça quelques minutes, attendant que mes larmes se tarirent.
-Que se passe t-il, Bella ?me demanda t-elle, inquiète. Que t'a t'il fait ? Sa voix était de plus en plus pressante. Je haletais. Elle attendit patiemment ma réponse mais elle ne vint pas. Rosalie se rapprocha. Elle avait vraiment l'air de compatir à ma souffrance. Alice finit par m'installer sur le canapé du salon, ma tête sur ses genoux. Je sentis mes paupières se fermer doucement puis je sombrais.



J'ai eu un peu de temps pour la suite alors la voila. Bon laisser moi vos com's pour me dire ce que vous en pensez.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 09:42

Modifié le mardi 01 janvier 2008 10:35

Chapitre 12

Lorsque j'ouvris les yeux, Alice, Rosalie et Esmé discutaient tranquillement dans la cuisine. Un silence de mort régné dans la maison; seul les mouvements de lèvres me permettaient de voir qu'elles parlaient silencieusement. Je m'étirais pour essayer de détendre mes muscles endoloris. La couverture était encore humide, signe que je n'avais cessé de pleurer que tard dans la nuit. Alice arriva pour me dire bonjour. Elle était inquiète, sûrement de savoir si mes larmes allaient repartir de plus belle, mais je sentais que c'était fini. Ne voulant pas de questions inutiles sur ce qui c'était passé hier soir, je me levais rapidement et pris la direction de la cuisine. A mon grand étonnement ce fût Rosalie qui m'adressa la parole en premier.
-Tu nous a fait tellement peur hier, dit-elle. Quand on t'a trouvé, Esmé était sortie un instant... et tu était là, prostrée... Elle soupira en regardant furtivement l'endroit où je m'étais effondrée. Sa mère posa sa main sur son épaule. Elle me fixa longuement.
-Veux-tu en parler, Bella ? Je réfléchis un instant. Je n'avais pas très envie de leur raconter ma discussion avec Jacob, bien que cela me soulagerait sûrement. Je me décidais à leur en parler, de toute façon, elles seraient bientôt au courant.
-Il voulait me présenter des excuses... et je n'en veux pas, terminai-je. Esmé, voyant que les larmes me montaient aux yeux, n'insista pas. Alice apparut dans l'encadrement de la porte.
-Nous voulions avec Rosalie t'amener en ville. Est-ce que tu veux toujours venir avec nous ou préfères tu rester te reposer ? Alice me regardais intensément avec un air de supplication irrésistible.
-Je vous accompagne. Ses lèvres se fendirent en un large sourire. Elle avait été si gentille avec moi; je ne pouvais pas lui refuser cette sortie, et cela ne pouvais que me changer les idées.
-Eh bien, allons-y tout de suite! Nous avons des tonnes de magasins à visiter! Elle me lança un regard complice. Nous priment la décapotable de Rosalie. Cette dernière avait voulu prendre le volant. Elle roulait aussi vite qu'Edward mais sa conduite me parut moins terrorisante que la sienne.


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Le trajet, malgré les quelques paroles échangées, resta silencieux. Rosalie s'arrêta dans un grand freinage au milieu de la foule, faisant tourner toutes les têtes dans notre direction. Je m'empourprai.
-Ne dit rien à mon frère, de notre.. arrivée ici, me dit Rosalie avec un air petit air de culpabilité. Il m'en voudrait te t'avoir fait prendre des risques inutiles. Alice joignit son rire à celui de Rosalie.
-C'est promis. Je ne lui en parlerai pas. De toutes manières, il était hors de question qu'Edward apprenne ce qui c'était passé depuis son départ. je ne voulais pas lui faire encore plus de mal.
-Merci. Rassurée, elle entreprit de chercher les meilleurs boutiques de la ville avec sa s½ur.
Pendant plus de trois heures, elles me firent essayer tout ce qu'elles qualifiaient de 'magnifique' ou de 'splendide', se contentant de répondre par monosyllabe à mes questions et ignorant mes protestations.
-Mais Alice... finis-je par lâcher en apercevant sa dernière trouvaille. Je ne vais quand même pas porter ça ? C'était une robe, beaucoup trop décolletée à mon goût, que l'on ne portait que pour les soirées. Elle fit signe à Rosalie de la rejoindre.
-Essaye-là au moins, me dit-elle pendant qu'elles s'extasiaient devant cette robe.
Je l'enfilais rapidement, en tentant de ne pas faire attention au décolleté plongeant. Je me regardais dans le miroir. C'est vrai qu'elle était belle, mais le prix me demandais plusieurs années avant de réunir la somme nécessaire pour l'acheter. En m'apercevant, Alice décida qu'elle était parfaite et qu'on la prenait.
-Alice, lui chuchotai-je, je n'ai pas les moyens. Elle m'ignora totalement et arriva à la caisse.
-C'est moi qui paye.
-Mais, tu...
-Bella, c'est un cadeau à ma future petite soeur. Enfin si tu es toujours d'accord, bien sûr. Je la pris dans mes bras. Rosalie nous regardait gentiment, visiblement au courant de notre discussion.
-Merci.
A notre arrivée sur le parking, mon c½ur s'arrêta de battre une seconde comme à chaque fois que je le voyais. Edward, Emmet et Jasper nous attendais tranquillement à côté de la voiture de Rosalie. Je me précipitais à sa rencontre. Il me serra longuement dans ses bras puis transforma notre étreinte un baiser.
Je sentis le rouge me monter aux joues. Jasper rigola doucement en remarquant mes rougeurs, suivi de ses frères et soeurs. Edward enserra ma taille et fourragea dans mes cheveux.
-Désolée, dit Rosalie, il n'y a pas assez de places pour tout le monde dans la voiture.
-Ce n'est pas grave, déclara Edward. Je pars avec Bella. On vous rejoindra un peu plus tard.
-D'accord. A tout à l'heure.
Il déposa un dernier baiser sur mes lèvres. On s'éloigna de quelques mètres, hors de vue des passants.
-J'ai une surprise pour toi, me chuchota t-il à l'oreille. Tu viens ?
Il m'installa sur son dos et se mit à courir. Je fermais les yeux très fort. Seul le vent qui cinglait mon visage me montrait la vitesse à laquelle nous allions. L'envie d'entrouvrirent les yeux me parcourut un instant mais le souvenir de la sensation nauséeuse me rattrapa et je les laissais fermés. Soudain, il s'arrêta.
-Tu peux ouvrir les yeux, Bella. Nous sommes arrivés.







La suite arrivera demain ou ce wek-end. Laisser vos com's. Merci.

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 07:16

Modifié le dimanche 06 janvier 2008 10:55

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Je voudrais faire un peu de pub pour deux forum qui manquent de personnages.


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# Posté le vendredi 04 janvier 2008 14:55

Chapitre 13

J'ouvris lentement les yeux.
-Oh, Edward ! m'écriai-je en découvrant le paysage qui s'offrait devant moi. C'est magnifique !
La clairière. Notre clairière. Contrairement à la dernière fois où nous étions venus, le soleil était bas dans le ciel ce qui faisait onduler les ombres sur les arbres. Ce spectacle était d'autant plus splendide qu'Edward se trouvait avec moi. Je le regardais dans les yeux, me contentant de lui transmettre mes sentiments par le regard pour ne pas gâcher cet instant magique. Edward s'assit dans l'herbe et me fit signe de le rejoindre. Je me blottis contre son torse de pierre. Nous restâmes longtemps dans cette position sans bruit, chacun profitant de la présence de l'autre. Puis il redressa doucement. Je n'avais pas remarqué que la nuit était tombée. Il m'aida à me lever et me serra dans ses bras. Il caressa du dos de la main ma joue et s'approcha ses lèvres des miennes. Il m'embrassa doucement d'abord, puis passionnément. Je mit mes mains mes mains derrière sa nuque pour me rapprocher, si ce fut encore possible, de lui. Je sentis ses lèvres sous les miennes s'étirer en un large sourire. Il retira mes mains de son cou et me prit sur son dos. Le retour fut très court. Cela faisait à peine quelques instants que nous étions partis que nous retrouvions devant la maison des Cullen. Il m'embrassa une dernière fois et rentra dans la maison. Après un repas très léger je demandais à Edward quelques minutes d'humanité. J'en profitais pour prendre une douche dans sa salle de bain. L'eau chaude me détendit. J'essayais de ne pas penser qu'il étais dans la pièce à côté. En sortant je remarquais que la salle de bain était très belle, comme toute la maison d'ailleurs. Je mis une chemise de nuit , qu'Alice m'avais offerte. Un peu trop dénudée à mon goût mais je devais bien lui faire plaisir. Quand je sortais, Edward m'attendais toujours, un sourire parfait flotté sur ses lèvres. Pendant notre absence, la maison avait été vidée pour le départ. Il ne restait plus qu'un lit dans sa chambre pour que puisse dormir ici pour la dernière fois.


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Edward vint me réveiller à huit heures. La pièce baignait déjà depuis longtemps dans la lumière extérieure. Je m'habillais rapidement avec les seules affaires qui n'étaient pas encore mises dans la voiture. Toute la maison était vide. Il ne restait plus aucun meuble. Tous les Cullen nous attendaient dehors, prêts à partir. J'étais angoissée. Edward s'en aperçu et me prit la main qu'il serra doucement pour me réconforter. Cela eut l'effet escompté. Alice était visiblement ravie de notre départ. A mon arrivée, elle me sauta dessus et me demanda pour la énième fois comment je me sentais. J'allais bien. Je crois que n'avais jamais été aussi sûre de ma décision. Je voulais vivre pour l'éternité avec Edward et plus rien ne m'en empêcherai. Pas même Jacob. Le trajet dura de plusieurs heures pendant lesquelles toutes les conversations étaient tournées vers notre nouvelle vie. Edward insista pour m'accompagner manger. C'est vrai que je n'avais pas avalé quelque chose depuis un bon moment. La voiture repartit, filant à pleine vitesse sur une petite route dont seules les lignes blanches me permettaient de voir que je ne rêvais pas. Au bout de quelques heures qui me parurent interminables la voiture s'arrêta devant une grande maison pleine de charme très semblable à celle de Forks. J'eus à peine le temps de cligner des yeux que je me retrouvais seule dans la voiture. Tous les Cullen étaient déjà partis visiter notre nouvelle maison. Seul Edward m'attendait dehors. Sa bouche s'étirait en un large sourire. Il m'aida à descendre et prit soigneusement ma main. Il m'entraîna à l'intérieur.
-Alors comment trouves-tu la maison ? me demanda t-il. Je restais pensive. En découvrant la grande pièce qui s'offrait devant mes yeux, je me sentis enfin comme chez moi. De grandes ouvertures laissaient entrer le soleil. La pièce baignait littéralement dans la lumière et me donna un sentiment de bien-être.
-Magnifique... soufflai-je. Edward entoura ses bras autour de mes hanches et se colla à moi. La suite de la visite me laissa sans voix. Toutes les pièces étaient plus belles les unes que les autres. Au bout d'un long couloir, Edward s'arrêta soudain devant une porte.
-Notre chambre, m'annonça t-il. C'était une grande pièce avec peu de mobilier, mais j'étais certaine qu'Edward tenait à ce que je choisisse l'autre moitié. Un grand lit trônait au milieu.
Je souris à l'idée que bientôt il serait inutile mais je ne dis rien pour ne pas le mettre en colère. En ce moment toute allusion à ma transformation lui rappelait que le jour fatidique arrivait à grands pas. Edward raffermit sa prise autour de mes hanches comme s'il avait lu mes pensées. Au moment où il allait me questionner, Alice rentra dans la chambre, l'air très gênée, suivie de Jasper. Elle nous annonça que Carlisle voulait nous parler. En arrivant en bas, toutes les têtes se tournèrent vers moi. Je compris soudain pourquoi. Deux personnes se trouvaient avec les Cullen. Deux personnes d'une incroyable beauté et à la peau diaphane.



Leurs yeux rouges sang me fixaient intensément. Tous deux me détaillaient de la tête aux pieds et s'arrêtaient de temps en temps pour me lancer des sourires carnassiers. Un frisson me parcourue, obligeant Edward à se rapprocher de moi. Dans la pâle lumière que filtraient les rideaux du salon, je pus apercevoir leur visage. Je les reconnue immédiatement. Je laissais échapper un petit cri de frayeur. Dans mon souvenir très douloureux de Volterra, je me souvenais parfaitement du visage méprisant de Jane et Alec. Lorsque je les revue, je m'aperçue qu'ils avaient à peine treize ans et que leur visages avaient conservé les rondeurs de l'enfance. Pourtant ils étaient dénué de la naïveté qui ce se peint normalement sur le visage d'un enfant de cet âge. La bouche de Jane s'élargit un horrible rictus, laissant apparaître ses dents blanches. Je remarquais soudain que tous les Cullen s'étaient placés devant moi pour me protéger bien que je sache que tout cela était dérisoire face au pouvoir de Jane.


Toute petite suite en attendant que j'écrive mercredi. Merci pour vos com's !!

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 13:21

Modifié le lundi 28 janvier 2008 13:34